Wuthering Heights
Dès ses premières images, Wuthering Heights (2026) annonce la couleur : ce ne sera pas une adaptation sage du roman de Emily Brontë, mais une tentative de relecture sensorielle et fiévreuse. Le résultat ? Un mélodrame pour adolescents qui flirte avec le baroque, parfois jusqu’à l’excès.

Porté par Margot Robbie et Jacob Elordi, le film devrait trouver sa force dans la relation entre Catherine et Heathcliff. Pourtant, cette passion semble ici réduite à un romantisme adolescent. L’amour comme la sexualité manquent d’incarnation et d’ancrage au réel, ce qui pourra toucher un public en découverte des sentiments et de leurs corps, mais laisser les autres à distance.
La mise en scène, avec ses textures appuyées et ses élans parfois excessifs, renforce cette impression d’artificialité. Si ces choix témoignent d’une vision et ne sont pas en soi dérangeants, ils participent à enfermer le film dans une bulle esthétique peu connectée au réel.
Reste une œuvre clivante : visuellement habitée, libre dans son adaptation, mais émotionnellement inégale, comme pensée avant tout pour un regard adolescent plutôt que pour une exploration universelle et nuancée des passions humaines.
Chronique ajoutée ce 22 avril 2026 à 12h52.
