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A Big Bold Beautiful Journey

average rating is 3.6 out of 5

A Big Bold Beautiful Journey s’inscrit à la croisée du road-movie et du fantastique, mais utilise ces genres comme des cadres plutôt que comme des moteurs narratifs: ce qui intéresse avant tout le réalisateur Kogonada, ce sont les mécanismes invisibles qui façonnent nos relations.

A Big Bold Beautiful Journey

Dans son film, David (Colin Farrell) et Sarah (Margot Robbie) se rencontrent par hasard et se retrouvent entraînés dans un trajet qui échappe rapidement à toute logique réaliste. Un dispositif narratif — un GPS aux choix imprévisibles — les conduit vers une série de lieux liés à leurs souvenirs. Chaque détour sert à mettre en lumière des mécanismes intimes : l’évitement, la prudence affective, la peur de (formuler) ce qui engage.

Le film se distingue par sa manière de traiter la mémoire non comme une nostalgie, mais comme une structure active qui conditionne le présent. L’un des axes les plus intéressants concerne la transmission émotionnelle, notamment à travers le personnage de David. Une scène marquante, où il est confronté à son propre passé familial, met en lumière la façon dont certaines attitudes — le retrait, la prudence affective, le refus de s’exposer — se transmettent sans jamais être formulées.

Colin Farrell adopte un jeu tout en retenue, parfaitement en accord avec le projet du film. Margot Robbie, de son côté, évite toute surenchère émotionnelle et donne à son personnage une présence mesurée.

A Big Bold Beautiful Journey propose une réflexion lucide sur la difficulté d’aimer sans répéter ce que l’on a appris à éviter. Un film qui gagne en intérêt dès lors qu’il refuse les évidences.

Chronique ajoutée ce 18 janvier 2026 à 18h35.

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