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Le diable s'habille en Prada 2

average rating is 2.2 out of 5

Près de vingt ans après le succès phénoménal du premier Diable s'habille en Prada, cette suite suscitait autant d'attentes que de craintes. Malheureusement, le résultat peine à justifier son existence et donne souvent l'impression d'une opération nostalgique davantage motivée par le souvenir du film original que par une réelle nécessité artistique.

Le diable s'habille en Prada 2

L'intrigue, qui replonge Miranda Priestly dans un univers médiatique bouleversé par le numérique, semblait pourtant prometteuse. Mais le scénario se contente trop souvent d'effleurer les enjeux contemporains sans jamais les explorer en profondeur. Les conflits manquent de tension, les rebondissements sont prévisibles et l'ensemble souffre d'un rythme inégal qui peine à captiver.

Si Meryl Streep demeure impeccable dans le rôle de l'intraitable rédactrice en chef, son personnage paraît moins intimidant qu'autrefois. L'aura glaciale de Miranda Priestly est toujours présente, mais elle ne suffit plus à porter un récit qui manque de mordant. Anne Hathaway et Emily Blunt font ce qu'elles peuvent avec des dialogues souvent convenus, loin de la vivacité et de l'esprit qui faisaient le charme du premier film.

Le principal défaut de cette suite réside dans son incapacité à retrouver l'équilibre entre satire sociale, comédie et émotion. Là où le film de 2006 proposait une réflexion pertinente sur l'ambition professionnelle et le prix du succès, ce nouvel opus semble hésiter entre plusieurs directions sans jamais en assumer pleinement aucune. Les références au monde des influenceurs, des réseaux sociaux et du luxe numérique apparaissent parfois forcées, donnant l'impression d'un film cherchant désespérément à rester dans l'air du temps.

Sur le plan visuel, le spectacle reste agréable. Les costumes sont somptueux, les décors élégants et certaines séquences rappellent le glamour qui a fait la réputation de la franchise. Mais cette beauté de façade ne parvient pas à masquer la faiblesse d'un récit qui manque cruellement de surprise et d'émotion.

Au final, Le Diable s'habille en Prada 2 ressemble davantage à une réunion de famille qu'à une véritable renaissance cinématographique. Le plaisir de retrouver des personnages emblématiques existe, mais il ne suffit pas à compenser un scénario paresseux et un manque d'audace évident.

Une suite visuellement séduisante mais largement dispensable, qui capitalise sur la nostalgie sans retrouver l'intelligence, l'énergie et l'irrévérence du film original.

Chronique ajoutée ce 30 juillet 2022 à 21h03.

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