Dead Dads Club — Dead Dads Club
Dead Dads Club est le projet de Chilli Jesson, ancien membre de Palma Violets et musicien proche de l’entourage de Fontaines D.C., dont ce premier album marque l’aboutissement d’un parcours fait de ruptures et de remises en question. Après la fin brutale de son groupe d’origine et une première tentative solo, Jesson finit par recentrer son projet et le rebaptiser Dead Dads Club. L’album est enregistré rapidement, entre deux dates de tournée, et produit par Carlos O’Connell (Fontaines D.C.)

Musicalement, Dead Dads Club s’inscrit très clairement dans la tradition du rock britannique des années 2000 et du début des années 2010. Les influences sont nombreuses et assumées (Kasabian au premier rang). Cette filiation donne naissance à des morceaux efficaces, bien construits, souvent accrocheurs, mais dont les références sont parfois si lisibles qu’elles finissent par prendre le pas sur l’identité propre du groupe.
L’album donne ainsi le sentiment de naviguer en terrain familier, comme une relecture appliquée d’un pan entier du rock anglais récent. Certaines chansons parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu et à dépasser ce cadre un peu trop balisé : It’s Only Just Begun, Running Out of Gas et Humming Wires s’imposent comme les moments les plus solides du disque, ceux où l’écriture et l’émotion semblent trouver un meilleur équilibre.
Reste que, dans son ensemble, Dead Dads Club peine à affirmer une personnalité pleinement distincte. Ni le savoir-faire, ni l’énergie ne font défaut, mais l’album donne parfois l’impression de regarder davantage vers le passé que de chercher à tracer une voie nouvelle. Un premier disque honnête et souvent plaisant, qui laisse surtout entrevoir un potentiel encore en attente d’une identité plus affirmée.
Chronique ajoutée ce 31 janvier 2026 à 14h07
